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Durée de conservation des archives : au bout de combien de temps faut-il les détruire ?

Les entreprises, collectivités, établissements de santé ou les professions libérales produisent chaque année des archives qui ne peuvent pas toujours être détruites immédiatement. La durée de conservation dépend de la nature du document, de sa valeur juridique et parfois du secteur d’activité concerné.

Les grandes durées à retenir

• 10 ans pour les archives comptables.

• 6 ans pour les documents fiscaux.

• 5 ans pour de nombreux contrats, documents bancaires et documents de paie.

• 20 ans pour les dossiers médicaux en établissement de santé, avec des cas particuliers.

• 30 ans ou plusieurs décennies pour certains documents immobiliers, techniques ou réglementaires.

Ces repères ne remplacent pas une analyse documentaire, mais ils permettent de mieux organiser le tri avant une opération de destruction d’archives.


Des archives à détruire ? De la place à libérer ?

Que faire lorsque la durée de conservation est dépassée ?

Avant d’éliminer des factures, des dossiers RH, des contrats, des rapports de contrôle ou des dossiers médicaux, il est donc indispensable de vérifier que le délai applicable est bien arrivé à échéance. Cette étape permet d’éviter une destruction trop précoce, mais aussi de ne pas conserver indéfiniment des documents devenus inutiles, parfois sensibles ou confidentiels.

Lorsque les délais applicables sont atteints, les archives peuvent être retirées des espaces de stockage. C’est souvent l’occasion de libérer des bureaux, de vider un local d’archives, de préparer un déménagement ou de simplifier la gestion documentaire.

Une fois le tri réalisé, les archives arrivées à échéance doivent être détruites dans des conditions adaptées à leur niveau de confidentialité.

Comment détruire des archives confidentielles en toute sécurité ?

Pour éviter tout risque de divulgation, les archives ne doivent en aucun cas être éliminées avec les déchets classiques. Une destruction sécurisée des archives permet de garantir la confidentialité des données, d’assurer la traçabilité de l’opération, d’obtenir un certificat de destruction et de favoriser le recyclage du papier dans une filière adaptée.

RECYGO accompagne toutes les entreprises, quelle que soit leur taille, et partout en France, pour trouver la solution la plus adaptées à leur besoin : boîtes à sceller pour petits volumes confidentiels, chariots archives jusqu’à 1 tonne, benne archives pour gros volumes ou broyage d’archives sur site lorsque la confidentialité impose une destruction immédiate en pied d’immeuble.


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Quelles sont les durées de conservation des archives d’entreprise les plus courantes ?

Les documents comptables, fiscaux, commerciaux, bancaires,… constituent les familles d’archives les plus volumineuses dans les entreprises, notamment lorsqu’elles sont encore conservées en papier.

Factures, livres comptables et pièces justificatives

Les factures clients et fournisseurs, livres comptables, journaux, grands livres, livres d’inventaire, bons de commande, bons de livraison et pièces justificatives doivent généralement être conservés pendant 10 ans à compter de la clôture de l’exercice concerné.

Ces documents permettent de justifier les opérations réalisées par l’entreprise. Ils représentent souvent plusieurs mètres linéaires d’archives et font partie des premiers dossiers à trier lors d’un désarchivage.

Documents fiscaux

Les déclarations fiscales, justificatifs de TVA, documents liés à l’impôt sur les sociétés ou à l’impôt sur le revenu doivent généralement être conservés pendant 6 ans.

Cette durée correspond à la période pendant laquelle l’administration peut demander à contrôler certains éléments. Les documents fiscaux doivent donc être identifiés avec soin avant toute destruction.

Contrats et correspondances commerciales

Les contrats conclus dans le cadre d’une relation commerciale, ainsi que les correspondances commerciales papier ou électroniques, doivent généralement être conservés pendant 5 ans.

Cette famille peut regrouper des contrats clients, fournisseurs, conventions, accords-cadres ou contrats de maintenance. En cas de litige, ces documents permettent de justifier les engagements pris par l’entreprise.

Documents bancaires

Les relevés bancaires, talons de chèques et autres documents bancaires doivent généralement être conservés pendant 5 ans.

Contrats immobiliers et actes fonciers

Les contrats d’acquisition ou de cession de biens immobiliers et fonciers peuvent devoir être conservés beaucoup plus longtemps, souvent jusqu’à 30 ans. Cette durée explique pourquoi les archives immobilières et patrimoniales doivent faire l’objet d’un traitement séparé des archives administratives courantes.

Combien de temps conserver les dossiers du personnel ?

Les archives RH contiennent des données personnelles et parfois sensibles. Elles doivent donc être conservées suffisamment longtemps pour répondre aux obligations de l’employeur, sans être conservées inutilement au-delà de leur finalité.

Les doubles des bulletins de paie conservés par l’employeur doivent généralement être conservés pendant 5 ans. Les documents concernant les salaires, primes, indemnités, soldes de tout compte ou le contrôle des horaires relèvent également d’une logique de conservation de 5 ans.

D’autres documents RH peuvent nécessiter une analyse plus fine selon leur nature : contrat de travail, avenants, documents disciplinaires, justificatifs de formation, santé au travail, accidents du travail ou dossiers de départ. Dans tous les cas, le tri des archives RH doit être réalisé avec prudence, car ces dossiers contiennent des informations directement liées aux salariés.

Quelle durée de conservation pour les données personnelles, prospects et clients ?

Certaines archives ne relèvent pas directement de la gestion RH, mais contiennent elles aussi des données personnelles. C’est le cas des candidatures, des fichiers prospects ou des données clients.

Les CV et candidatures non retenues sont généralement conservés pendant 2 ans après le dernier contact avec le candidat. Les données prospects peuvent être conservées pendant 3 ans à compter du dernier contact. Les données clients peuvent, elles, être conservées pendant 3 ans après la fin de la relation commerciale, sous réserve des autres obligations applicables.

Ce point est important : conserver un document plus longtemps que la durée minimale peut être utile dans certains cas, mais lorsque le document contient des données personnelles, la conservation doit rester justifiée par une finalité claire.

Quelle durée de conservation pour les contrats, marchés publics et documents juridiques ?

Les documents contractuels font partie des archives les plus consultées en cas de désaccord, d’audit ou de contrôle. Ils doivent donc être classés de manière à pouvoir être retrouvés facilement pendant toute leur durée utile.

Pour les contrats commerciaux, la durée généralement retenue est de 5 ans. Pour les marchés publics, certaines pièces relatives à la passation doivent être conservées au minimum 5 ans, tandis que d’autres documents peuvent relever de règles d’archives publiques, de durées d’utilité administrative ou de versements aux archives compétentes.

Les collectivités, établissements publics et organismes soumis à la commande publique doivent donc être particulièrement attentifs avant d’éliminer des dossiers de consultation, pièces de marché, rapports d’analyse, notifications, avenants ou documents d’exécution.

Plans, permis de construire et documents techniques : des archives à long terme

Dans les secteurs de l’immobilier, du bâtiment, de l’industrie, de la gestion de patrimoine ou des collectivités, les archives techniques représentent des volumes importants et des enjeux de responsabilité.

Plans de bâtiments, permis de construire, dossiers d’ouvrages exécutés, schémas techniques, rapports de maintenance ou documents de suivi des équipements ne relèvent pas toujours d’une durée unique et simple. Pour certains documents immobiliers ou fonciers, la conservation peut atteindre 30 ans. Pour d’autres dossiers techniques, la durée dépend de l’ouvrage, de son usage, des garanties applicables et des responsabilités associées.

En pratique, de nombreuses organisations conservent les documents techniques essentiels pendant toute la durée de vie de l’ouvrage ou de l’installation, puis plusieurs années au-delà lorsque leur responsabilité peut encore être recherchée.

Contrôles réglementaires, sécurité et environnement : combien de temps conserver ces documents ?

Les responsables QHSE, RSE, services généraux ou sécurité gèrent de nombreuses archives réglementaires : contrôles périodiques, registres de sécurité, rapports d’audit, analyses environnementales ou justificatifs de conformité.

Vérifications périodiques et sécurité

Les installations électriques, équipements de levage, appareils sous pression, systèmes de sécurité incendie ou équipements de protection peuvent faire l’objet de vérifications périodiques obligatoires.

Les rapports de vérification sont fréquemment conservés au minimum 5 ans. Le registre de sécurité doit rester disponible en cas de contrôle et permettre de retracer les vérifications effectuées, les réserves éventuelles et les actions correctives mises en place.

Documents environnementaux et ICPE

Les installations classées pour la protection de l’environnement, ou ICPE, génèrent des documents spécifiques : déclarations, rapports de contrôle, analyses d’eau, contrôles de rejets, mesures de qualité de l’air, audits environnementaux ou justificatifs réglementaires.

Pour les ICPE soumises à contrôle périodique, la périodicité des contrôles peut être de 5 ans, ou de 10 ans dans certains cas lorsque le système de management environnemental est certifié ISO 14001. Les rapports et justificatifs doivent être conservés de façon à pouvoir démontrer la conformité du site lors d’un contrôle administratif.

Audits qualité, certifications et démarches RSE

Les rapports d’audit qualité, plans d’action, documents liés aux certifications ISO ou preuves de conformité RSE n’ont pas toujours une durée unique. Leur conservation doit permettre de démontrer la continuité des démarches engagées et la mise en œuvre des actions correctives.

Santé, enseignement et collectivités : des règles spécifiques

Certains secteurs manipulent des archives dont la conservation est plus encadrée que dans une entreprise classique. C’est notamment le cas de la santé, de l’enseignement et des organismes publics.

Dossiers médicaux

Dans les établissements de santé, les dossiers médicaux doivent être conservés pendant 20 ans à compter du dernier séjour du patient ou de sa dernière consultation externe dans l’établissement.

Des règles particulières existent : si ce délai s’achève avant le 28e anniversaire du patient, le dossier doit être conservé jusqu’à cette date. En cas de décès du patient moins de 10 ans après son dernier passage dans l’établissement, le dossier est conservé pendant 10 ans à compter du décès. Les informations relatives aux actes transfusionnels peuvent devoir être conservées pendant 30 ans.

La destruction de dossiers médicaux doit donc être réalisée avec une vigilance renforcée, dans des conditions garantissant la confidentialité des données de santé.

Écoles, collèges, lycées et organismes de formation

Les établissements d’enseignement conservent des documents administratifs, pédagogiques, financiers et parfois médicaux. Les durées varient selon les documents : certains registres d’appel peuvent être conservés 10 ans, des registres matricules ou listes d’élèves peuvent être conservés 50 ans, et certains dossiers d’accidents scolaires peuvent nécessiter une conservation de longue durée.

Ces règles concernent notamment les écoles, collèges, lycées, établissements d’enseignement supérieur, organismes de formation et services scolaires des collectivités territoriales.

Collectivités et organismes publics

Les collectivités territoriales et établissements publics produisent des archives administratives, techniques, juridiques et financières. Certaines peuvent être détruites à l’issue de leur durée d’utilité administrative ; d’autres doivent être versées aux archives publiques ou conservées sans limitation de durée.

Avant toute destruction d’archives publiques, un bordereau d’élimination et le visa du service d’archives compétent peuvent être nécessaires. Cette étape doit être anticipée avant d’organiser la collecte physique des documents.

FAQ sur la durée de conservation des archives

Les obligations sont-elles les mêmes pour une TPE et une grande entreprise ?

Oui. Les principales durées de conservation dépendent de la nature des documents et non de la taille de l’organisation. Une TPE, une PME ou un grand groupe doivent par exemple conserver leurs pièces comptables pendant les délais applicables.

Peut-on détruire des archives après leur numérisation ?

Pas systématiquement. La numérisation facilite l’accès aux documents, mais elle ne dispense pas toujours de conserver les originaux. Tout dépend du document, de la valeur probante recherchée et du processus de numérisation utilisé.

Combien de temps conserver un dossier médical ?

Dans un établissement de santé, un dossier médical doit généralement être conservé 20 ans à compter du dernier séjour ou de la dernière consultation externe. Des cas particuliers existent pour les mineurs, les décès ou les actes transfusionnels.

Combien de temps conserver un dossier de marché public ?

Certaines pièces liées à la passation d’un marché public doivent être conservées au minimum 5 ans. D’autres documents peuvent dépendre de règles d’archives publiques, de leur durée d’utilité administrative ou d’un versement aux archives compétentes.

Combien de temps conserver un rapport de contrôle réglementaire ?

Les rapports relatifs aux vérifications périodiques sont fréquemment conservés au moins 5 ans. Pour certains équipements, installations ou activités réglementées, il est prudent de conserver les documents aussi longtemps qu’ils peuvent être nécessaires pour démontrer la conformité ou la levée d’éventuelles réserves.

Les dossiers ICPE doivent-ils être conservés ?

Oui. Les exploitants d’installations classées doivent conserver les rapports, analyses et justificatifs permettant de démontrer la conformité réglementaire de leurs installations. Les durées peuvent varier selon le régime ICPE, les arrêtés applicables et les obligations de contrôle.

Peut-on conserver des archives plus longtemps que la durée légale ?

Oui, lorsque cela reste utile et justifié. En revanche, les documents contenant des données personnelles ne doivent pas être conservés indéfiniment : leur durée de conservation doit rester cohérente avec la finalité du traitement.

Qui est responsable de la destruction des archives ?

L’organisation qui détient les documents reste responsable du respect des durées de conservation et des conditions de destruction. Lorsqu’elle fait appel à un prestataire, elle doit s’assurer que l’opération permet de garantir la confidentialité, la traçabilité et, si nécessaire, l’obtention d’un certificat de destruction.