Que deviennent vos textiles et EPI professionnels ?
Une fois collectés, vos vêtements professionnels ne disparaissent pas dans une benne. Ils entrent dans une filière innovante de valorisation où chaque textile est orienté selon sa composition, son état et les solutions de recyclage disponibles.
Coton, polyester, vêtements de travail, linge professionnel ou EPI : tous ne suivent pas le même parcours. Certains retrouveront une nouvelle utilité sous forme de fibres recyclées, de matériaux ou de nouveaux produits. D'autres, encore trop complexes pour être recyclés aujourd'hui, seront valorisés sous forme d’énergie.
Depuis 2025, le tri des textiles professionnels est obligatoire. Avec RECYGO, il devient facile de transformer cette contrainte réglementaire en une démarche concrète de valorisation et d'économie circulaire.
Notre engagement : orienter chaque textile vers la meilleure solution de valorisation disponible au moment de sa prise en charge. Et la bonne nouvelle, c'est que cette filière évolue rapidement : chaque année, de nouveaux débouchés ouvrent la voie à une valorisation toujours plus ambitieuse des textiles professionnels.
De votre site au centre de massification
Le parcours commence sur votre site par l’organisation de la récupération des vêtements, déposés dans les contenants prévus pour la collecte. La Poste les récupère ensuite partout en France et utilise ses tournées existantes pour les ramener dans son réseau logistique : c’est le principe de la reverse logistique.
Les flux sont ensuite acheminés vers un point de massification exploité par notre partenaire de tri et de préparation. Les petites quantités collectées auprès de nombreuses entreprises et collectivités y sont regroupées pour constituer des volumes compatibles avec les étapes industrielles suivantes.
Vous préparez un renouvellement de tenues ou devez vider un ancien stock ? Découvrez l’Opération Textiles professionnels et EPI.
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Opération Textiles professionnels et EPI
Une solution clé en main pour trier et recycler les textiles professionnels et EPI.
Un premier tri manuel pour contrôler et séparer les produits
À leur arrivée, tous les gisements font d’abord l’objet d’un contrôle qualité et d’un tri manuel. Cette étape permet de vérifier les apports, d’écarter les produits qui ne correspondent pas aux consignes et de réaliser un premier niveau de séparation.
Les équipes distinguent notamment les casques, les textiles qui pourront poursuivre vers le recyclage et les équipements complexes qui ne disposent pas encore d’un débouché de recyclage matière.
Les casques sont isolés en vue de de leur recyclage en filière plasturgie
Les casques sont mis de côté dès le tri manuel, car ils ne suivent pas la filière textile. Ils sont envoyés vers un partenaire recycleur capable de les broyer puis de séparer les différentes matières plastiques qui les composent.
Les fractions récupérées peuvent alors être préparées pour fabriquer une nouvelle matière plastique. L’ancien casque ne redevient pas nécessairement un casque, mais une partie de sa matière peut entrer dans la fabrication de nouveaux produits.
Les produits que l’on ne sait pas encore recycler
Aujourd’hui, certains EPI restent particulièrement difficiles à recycler. C’est notamment le cas de la majorité des chaussures de sécurité, qui associent textile, semelle, mousse, plastique, colle et parfois métal. Certains gants, les lunettes de sécurité et les vêtements multicouches, comme certaines parkas de chantier, présentent la même difficulté.
Lorsque leurs matières ne peuvent pas être séparées dans de bonnes conditions, ces produits sont préparés pour devenir du CSR, un combustible solide de récupération. Ils bénéficient ainsi d’une valorisation énergétique plutôt que d’être éliminés sans valorisation.
Le broyage et le délissage préparent les textiles au recyclage
Après le tri manuel, les vêtements et textiles compatibles sont découpés ou broyés. Ils passent ensuite par une étape de délissage, qui permet de retirer les éléments non textiles susceptibles de gêner la suite du processus.
Boutons, fermetures à glissière, rivets, éléments plastiques ou métalliques et certaines bandes réfléchissantes sont ainsi séparés autant que possible de la matière textile. Le vêtement perd alors sa forme et son apparence initiales pour devenir une matière prête à être triée.
Cette transformation permet également de sécuriser les tenues portant un logo, un grade ou le nom d’un service..
Un tri de pointe sépare ensuite les textiles par matière
Une fois préparés, les textiles sont triés automatiquement grâce à une technologie de reconnaissance spectrométrique. Elle analyse la matière afin de distinguer les grandes familles de fibres et, lorsque cela est nécessaire, les couleurs.
Ce tri précis permet d’orienter chaque lot vers le débouché le plus adapté. Selon sa composition, la matière pourra rejoindre la filière coton, la filière des textiles synthétiques ou celle des matériaux non tissés.
Les textiles à dominante coton peuvent redevenir des fibres
Les textiles majoritairement composés de coton peuvent être ouverts et effilochés pour récupérer leurs fibres. Lorsque leur qualité le permet, celles-ci sont préparées pour la filature et peuvent entrer dans la fabrication de nouveaux fils, puis de nouveaux produits textiles.
Un vêtement ne redevient donc pas automatiquement le même vêtement. Mais sa matière peut être conservée dans un nouvel usage plutôt que perdue.
Les textiles synthétiques peuvent rejoindre la plasturgie
Les textiles riches en polyester ou en polyamide sont issus de matières plastiques. Lorsqu’ils peuvent être identifiés et séparés, ils sont préparés pour rejoindre une filière de plasturgie.
La matière obtenue pourra servir à fabriquer de nouvelles fibres textiles ou des pièces en plastique recyclé. Là encore, le futur produit peut être très différent du vêtement collecté.
D’autres fibres deviennent des matériaux non tissés
Certaines matières ne présentent pas les caractéristiques nécessaires pour redevenir un fil. Elles peuvent toutefois conserver des propriétés utiles et entrer dans la fabrication de matériaux non tissés, notamment des isolants ou d’autres produits techniques.
Ce débouché permet de préserver des fibres qui, sans tri ni préparation, auraient été perdues avec les déchets résiduels.
Et les textiles professionnels à usage unique ?
Surblouses, charlottes, surchaussures, combinaisons jetables, draps d’examen ou alèses ne suivent pas la même filière que les vêtements professionnels classiques. Beaucoup de ces produits sont fabriqués en polypropylène non tissé.
Lorsqu’ils sont propres, non souillés et compatibles avec la filière, ces textiles à usage unique sont collectés séparément puis regroupés pour constituer un volume suffisant. Ils sont ensuite préparés et transformés en granulés de polypropylène recyclé, qui pourront être utilisés pour fabriquer de nouveaux produits plastiques.
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ESSENTIEL Textiles à usage unique en polypropylène
Une solution innovante et 100% française pour recycler les textiles en polypropylène intissé à usage unique
Une filière qui évolue en permanence
Le recyclage des textiles professionnels n’est pas une filière mature et figée comme celle du papier-carton. Les vêtements et les EPI associent des matières nombreuses, parfois collées ou cousues entre elles, ce qui impose de développer de nouvelles technologies pour les reconnaître, les séparer et leur trouver des débouchés.
Les outils de tri progressent, les procédés industriels s’améliorent et de nouveaux usages apparaissent. Un produit difficile à recycler aujourd’hui pourra donc peut-être trouver une solution dans quelques mois ou quelques années, sans qu’il soit possible de le garantir à l’avance.
Chez RECYGO, nous suivons ces évolutions avec nos partenaires pour orienter chaque flux vers la meilleure solution réellement disponible au moment de sa prise en charge. Cette transparence est essentielle : tout n’est pas encore recyclable, mais la filière avance chaque jour.