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RGPD et documents papier : quelles obligations de destruction ?

CV, contrats de travail, dossiers RH, fichiers clients, factures ou dossiers médicaux : les données personnelles ne sont pas uniquement stockées sur les ordinateurs. Elles circulent aussi sur papier, dans les bureaux, les services administratifs, les espaces d’archives ou les dossiers du quotidien.

Le RGPD s’applique également aux documents papier contenant des informations permettant d’identifier une personne. Les entreprises doivent donc protéger ces données pendant toute leur durée de conservation, jusqu’à leur destruction effective. Cela suppose de mettre en place des mesures adaptées, de sensibiliser les collaborateurs et de conserver des preuves de conformité attestant de la destruction des documents


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Le RGPD s’applique-t-il aux documents papier ?

Lorsqu’on évoque le RGPD, on pense souvent aux données numériques, aux logiciels métiers ou aux bases de données clients. Pourtant, les documents papier contenant des données personnelles sont eux aussi concernés.

La protection des données ne s’arrête pas à l’écran d’un ordinateur. Tout document permettant d’identifier directement ou indirectement une personne doit être protégé tout au long de son cycle de vie, y compris lorsqu’il est archivé ou destiné à être détruit.

Qu’est-ce qu’une donnée personnelle ?

Une donnée personnelle est toute information permettant d’identifier une personne physique. Il peut s’agir d’une information évidente, comme un nom ou une adresse, mais aussi d’une information plus sensible ou plus indirecte : nom et prénom, adresse postale ou adresse e-mail, numéro de téléphone, signature, numéro de sécurité sociale, informations bancaires, informations médicales…

Les données personnelles sont présentes dans de nombreux documents papier

Dans les entreprises, les données personnelles se nichent parfois là où on ne les attend pas. Elles peuvent figurer dans des documents manipulés par les ressources humaines, la comptabilité, les équipes commerciales, les services clients ou les fonctions administratives.

• CV de candidats ;

• contrats de travail ;

• bulletins de paie ;

• fichiers clients ;

• impressions de courriels ;

• photographies ;

• dossiers médicaux ;

• annuaires d’entreprise.

Le RGPD impose-t-il de détruire les documents papier ?

Oui, mais la question ne se limite pas à la destruction elle-même. Le RGPD impose avant tout de protéger les données personnelles pendant toute leur durée de conservation et de veiller à ce qu’elles ne restent pas accessibles lorsqu’elles n’ont plus vocation à être conservées.

Ne conserver les documents que pendant la durée nécessaire

Les documents contenant des données personnelles ne doivent pas être conservés indéfiniment. Une fois la durée de conservation atteinte, ils doivent être supprimés ou détruits de manière appropriée.

Cette règle concerne aussi les papiers du quotidien : dossiers RH arrivés à échéance, copies de documents administratifs, formulaires, courriers, impressions d’e-mails ou dossiers clients qui ne sont plus utiles à l’activité.

Détruire les documents lorsqu’ils ne sont plus utiles

La destruction fait partie intégrante du cycle de vie de la donnée. Elle vise à empêcher toute consultation ou réutilisation ultérieure des informations contenues dans les documents.

Pour être pertinente dans une démarche RGPD, la destruction des archives doit donc être organisée, sécurisée et, lorsque cela est nécessaire, justifiable par des éléments de preuve.


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Protéger les documents jusqu’à leur destruction

Entre leur utilisation quotidienne et leur destruction finale, les documents confidentiels doivent continuer à être protégés contre les accès non autorisés, les pertes ou les divulgations. C’est notamment le rôle des contenants sécurisés pour documents confidentiels, qui permettent d’isoler les papiers sensibles des flux ordinaires avant leur prise en charge.

C’est pourquoi le sujet RGPD ne se limite pas au broyeur. Il concerne aussi les consignes internes, les contenants mis à disposition, les conditions de stockage temporaire et les personnes autorisées à manipuler les documents.


Quelles mesures mettre en place pour protéger les documents papier ?

Le RGPD ne prescrit pas une solution unique. Il demande en revanche aux organisations de mettre en œuvre des mesures adaptées à la nature des données traitées et aux risques associés.

Mettre en place des mesures organisationnelles

Les mesures organisationnelles constituent le socle de la protection des documents papier. Elles permettent de définir un cadre clair et compréhensible par tous.

• identifier les documents concernés ;

• définir des consignes internes ;

• préciser les responsabilités ;

• organiser le tri et l’entreposage des documents ;

• formaliser les mesures retenues par écrit.

Cette formalisation est importante : elle permet à l’entreprise de démontrer qu’elle a prévu des mesures concrètes pour sécuriser les opérations de tri, d’entreposage, de collecte et de recyclage des papiers de bureau.

Sensibiliser les collaborateurs

La sensibilisation des salariés est un point essentiel. Les collaborateurs doivent comprendre les risques liés à une fuite de données à caractère personnel et connaître les consignes à appliquer au quotidien.

Cette sensibilisation peut prendre plusieurs formes : affichage près des contenants, messages internes, intégration dans le parcours d’accueil des nouveaux arrivants, rappels réguliers ou supports de communication dédiés.

Mettre en œuvre des mesures techniques adaptées

Les mesures organisationnelles doivent être complétées par des solutions concrètes, adaptées à la vie de bureau et au volume de documents à gérer : contenants sécurisés, boîtes à sceller, coffres ou meubles verrouillables, zones de stockage limitées aux personnes autorisées et destruction sécurisée lorsque les documents n’ont plus à être conservés.

À retenir

La conformité RGPD repose autant sur les comportements que sur les équipements. Un contenant sécurisé, une consigne claire et une preuve de destruction sont trois éléments complémentaires d’une même démarche.


Quels sont les enjeux pour l’entreprise ?

Le RGPD vise à protéger les personnes concernées par les traitements de données. Pour l’entreprise, cette obligation se traduit par des enjeux de conformité, mais également de sécurité, de réputation et de protection de ses informations sensibles.

Protéger les données personnelles

Lorsqu’elles sont récupérées ou consultées par des personnes non autorisées, les données présentes sur les documents papier peuvent être utilisées à des fins frauduleuses : vente illicite d’informations, usurpation d’identité ou divulgation d’informations relevant de la vie privée.

Sécuriser les papiers confidentiels, c’est donc aussi protéger les personnes : salariés, candidats, clients, patients, usagers ou partenaires.

Préserver les informations stratégiques de l’entreprise

La confidentialité ne concerne pas uniquement les données personnelles. Les papiers présents dans les bureaux peuvent également contenir des informations importantes pour l’entreprise :

• informations commerciales ;

• données financières ;

• contrats ;

• données fiscales ;

• secrets de fabrication ;

• informations bancaires ou immobilières ;

• programmes de recherche et développement.

Mal protégées, ces informations peuvent être exploitées à des fins d’espionnage économique ou de malveillance.

Démontrer sa conformité en cas de contrôle

Le RGPD repose sur une logique de responsabilité. L’entreprise doit être capable de démontrer les mesures mises en œuvre pour protéger les données personnelles qu’elle traite.

Cela implique notamment de formaliser les procédures, de sensibiliser les collaborateurs, d’encadrer les relations avec les sous-traitants et de conserver les preuves des actions réalisées.

Réduire les risques juridiques et réputationnels

Une divulgation non autorisée de données personnelles peut engager la responsabilité de l’entreprise. Au-delà du risque juridique, une fuite d’informations peut aussi fragiliser la confiance des clients, des salariés ou des partenaires.


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Comment démontrer sa conformité RGPD lors de la destruction de documents ?

La conformité ne repose pas uniquement sur les actions réalisées. Elle repose également sur la capacité à les prouver. Pour les documents papier, cette logique de preuve est particulièrement importante, car les manipulations sont souvent physiques et dispersées dans plusieurs services.

Formaliser les mesures retenues

Les mesures techniques et organisationnelles mises en place pour gérer les documents confidentiels doivent être documentées. Cette formalisation peut prendre la forme d’une procédure interne, d’une note d’organisation, d’une règle de tri ou d’un mode opératoire destiné aux collaborateurs.

Encadrer les relations avec les sous-traitants

Lorsque la collecte ou la destruction des documents est confiée à un prestataire, cette relation doit être encadrée contractuellement. Le prestataire doit notamment s’engager sur la confidentialité, la sécurité des opérations et le respect des instructions du responsable de traitement.

Conserver des preuves de destruction

Les certificats de destruction constituent un élément utile pour justifier que les documents ont bien été pris en charge et détruits selon les modalités prévues. Ils ne remplacent pas l’ensemble de la démarche RGPD, mais ils apportent une preuve concrète dans le suivi des documents papier arrivés en fin de vie.

Pour structurer la démarche, deux référentiels peuvent aussi aider à préciser les attentes : la norme EN 15713 pour organiser une destruction sécurisée et la norme DIN 66399 pour comprendre les niveaux de broyage. Ces référentiels facilitent le choix de mesures cohérentes avec les documents à protéger.

Comment RECYGO vous aide à protéger les données personnelles sur papier ?

Chez RECYGO, nous accompagnons les entreprises dans la mise en place de solutions simples, concrètes et adaptées à leurs usages. L’objectif : sécuriser les documents confidentiels sans compliquer le quotidien des équipes.

Des contenants adaptés au quotidien

Boîtes à sceller, contenants individuels, contenants collectifs ou coffres sécurisés : les solutions peuvent être adaptées à l’organisation des bureaux, aux volumes de papiers confidentiels et aux habitudes des collaborateurs. Elles s’intègrent naturellement dans une démarche de destruction de documents confidentiels organisée à l’échelle d’un site ou de plusieurs implantations.


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Une destruction sécurisée des documents confiés

Les documents collectés sont orientés vers une destruction sécurisée, dans des conditions permettant d’empêcher la réutilisation des données qu’ils contiennent.

Des certificats de destruction pour justifier vos démarches

Les certificats de destruction permettent de conserver une trace des opérations réalisées et d’alimenter la démarche de preuve attendue dans une logique RGPD.


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Un accompagnement pour sensibiliser les collaborateurs

Parce que la protection des données repose aussi sur les comportements, RECYGO peut accompagner les entreprises dans la diffusion des bonnes pratiques : consignes de tri, affichage, messages internes et sensibilisation des équipes. Cette approche complète les dispositifs de collecte et recyclage des papiers de bureau lorsque les documents ne présentent pas le même niveau de confidentialité.


FAQ
Non. Le RGPD n’impose pas un niveau de broyage précis ni une classe DIN particulière. Il impose de protéger les données personnelles par des mesures adaptées au risque. La norme DIN 66399 peut aider à choisir un niveau de destruction cohérent avec la sensibilité des documents, mais elle ne constitue pas une obligation directe du RGPD.
Non. Le RGPD n’impose pas l’achat ou l’utilisation d’un broyeur dans l’entreprise. Ce qui compte, c’est que les documents contenant des données personnelles soient protégés puis détruits de manière à empêcher tout accès non autorisé. Cette destruction peut être réalisée en interne ou confiée à un prestataire spécialisé
La preuve peut notamment prendre la forme d’un certificat de destruction remis par le prestataire. Ce document permet de conserver une trace de la prise en charge et de la destruction des papiers confidentiels. Il est particulièrement utile pour alimenter la démarche de conformité et répondre à une logique de preuve.
Non. Certains documents doivent être conservés pendant une durée légale ou opérationnelle. En revanche, lorsqu’un document n’a plus vocation à être conservé, il doit être éliminé de manière sécurisée. L’enjeu est donc de définir des durées de conservation claires et d’organiser la destruction au bon moment.
Ce type de situation montre généralement qu’une consigne n’est pas assez connue ou pas assez simple à appliquer. Il est utile de rappeler les règles aux équipes, d’identifier les zones où installer des contenants sécurisés et de préciser quels documents doivent suivre un circuit confidentiel.

RECYGO est une co-entreprise créée par La Poste et SUEZ

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